Entraînement · Test Bocconi

S’entraîner sur des exemples est la façon la plus rapide de comprendre ce que le test attend réellement. Les énoncés qui suivent sont des illustrations originales, conçues pour reproduire le mécanisme de chaque famille de questions sans reprendre aucun énoncé officiel. Chacune est suivie de son raisonnement détaillé, car c’est la méthode qui se transfère d’une question à l’autre, jamais la réponse elle même.

Étudiant s'entraînant sur des exercices de raisonnement
Les exemples ci-dessous illustrent le mécanisme de chaque famille de questions.

Famille 1 : les mathématiques

Le niveau ne dépasse pas le programme du lycée. La difficulté vient du temps disponible et de la formulation, pas de la technicité.

Exemple
Une entreprise vend un produit 60 euros. Elle augmente son prix de 25 %, puis applique une remise de 20 % sur le nouveau prix. Quel est le prix final ?
Le raisonnement
60 augmenté de 25 % donne 75. Une remise de 20 % sur 75 retire 15, soit 60. Le prix final est identique au prix de départ.
Ce que la question teste réellement
Le réflexe de ne pas compenser un pourcentage par un autre. Beaucoup de candidats répondent que le prix a augmenté de 5 %, en soustrayant simplement 20 de 25. Les pourcentages successifs se composent, ils ne s’additionnent pas.

La leçon à retenir de cet exemple.

Les questions de mathématiques du test sont rarement techniques : elles sont piégeuses. Elles exploitent des automatismes de calcul erronés plutôt que des lacunes de programme. Un candidat qui a de bonnes notes en mathématiques peut donc parfaitement s’y tromper, et c’est précisément ce qui rend l’entraînement utile.

Famille 2 : la compréhension de texte en anglais

Des passages courts, sur des thèmes variés, suivis de questions portant tantôt sur une information explicite, tantôt sur le sens implicite du texte.

Exemple, en substance
Un passage explique qu’une ville a réduit la circulation automobile en son centre et que la fréquentation des commerces y a augmenté l’année suivante. Question : que peut-on déduire du passage ?
Les propositions typiques
L’une affirme que la réduction du trafic a causé la hausse de fréquentation. Une autre indique que les deux évolutions ont été observées la même année, sans lien établi.
La bonne réponse
La seconde. Le texte rapporte deux faits concomitants, il n’établit pas de causalité entre eux. La proposition qui en affirme une va au-delà de ce qui est écrit.

La règle qui résout la majorité de ces questions : la bonne réponse est presque toujours la plus prudente. Une proposition qui affirme une cause, généralise, ou ajoute une information plausible mais absente du texte est presque systématiquement fausse. Le test évalue votre fidélité au passage, pas votre culture ni votre bon sens.

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5 questions rapides avec correction immédiate

Question 1 / 5 Score : 0
Question 1

Quel niveau CECRL minimum Bocconi exige-t-il pour ses programmes en anglais ?

Famille 3 : le raisonnement numérique

L’interprétation de données présentées en tableau ou en graphique. Les calculs sont volontairement simples : c’est la lecture qui est évaluée.

Exemple
Un tableau donne le chiffre d’affaires de trois filiales sur deux années. La filiale A passe de 200 à 240, la filiale B de 400 à 460, la filiale C de 100 à 130. Laquelle a connu la plus forte croissance ?
Le raisonnement
En valeur absolue, c’est B qui gagne le plus, avec 60. Mais en proportion, A progresse de 20 %, B de 15 % et C de 30 %. C’est donc C qui connaît la plus forte croissance.
Ce que la question teste
La distinction entre variation absolue et variation relative. C’est le piège le plus fréquent de cette famille, et il suffit d’une seconde d’inattention pour choisir la filiale au plus gros écart brut.

Le réflexe à installer avant de calculer quoi que ce soit.

Lisez la question avant le tableau, et repérez précisément ce qui est demandé : une valeur, un écart, une proportion, une moyenne. La plupart des erreurs de cette famille ne viennent pas d’un calcul faux mais d’une réponse juste à une question qui n’était pas posée. Les données sont là pour vous distraire autant que pour vous informer.

Famille 4 : le raisonnement critique

Déductions, syllogismes, tableaux logiques et courts textes de raisonnement. Il s’agit d’identifier l’information pertinente et de l’exploiter sans y ajouter la vôtre.

Exemple
Tous les employés du service commercial ont suivi la formation. Marc a suivi la formation. Que peut-on en conclure ?
Le raisonnement
Rien sur l’appartenance de Marc au service commercial. La proposition initiale indique que tous les commerciaux ont suivi la formation, pas que seuls les commerciaux l’ont suivie. Marc peut venir d’un autre service.
Ce que la question teste
La différence entre une implication et sa réciproque. C’est le piège logique le plus exploité du test, et il fonctionne parce que la conclusion erronée paraît naturelle.

Une méthode qui fait gagner du temps sur toute cette famille.

Plutôt que de chercher la bonne réponse, éliminez celles qui ajoutent une information absente de l’énoncé. Sur les questions de logique, la bonne proposition est souvent celle qui semble dire le moins. Cette stratégie d’élimination est nettement plus rapide que de reconstruire chaque raisonnement depuis le début, ce qui compte quand le temps manque.

Comment s’entraîner utilement

  • 1Travaillez en conditions réelles : sur écran, chronométré, sans dictionnaire ni calculatrice si elle n’est pas autorisée.
  • 2Entraînez l’alternance entre familles de questions, puisqu’elles se présentent dans un ordre aléatoire le jour J.
  • 3Analysez chaque erreur par sa cause : piège de formulation, notion manquante, temps insuffisant ou inattention.
  • 4Tenez un carnet de pièges plutôt qu’un carnet de réponses : c’est le mécanisme qui se reproduit, pas l’énoncé.
  • 5Lisez en anglais chaque jour, sur des textes argumentés courts, pour gagner en vitesse de lecture.
  • 6Privilégiez les ressources officielles de l’université, seules à garantir des formats conformes à la session en cours.

Une précaution sur les exemples que vous trouverez en ligne. La structure du test a évolué récemment, et une partie des supports disponibles décrit une version antérieure sans le préciser. Les mécanismes présentés dans cet article, eux, restent valables : ce sont des familles de raisonnement, pas un format figé. Mais avant d’acheter un support payant, vérifiez qu’il mentionne explicitement la session que vous visez.

Analyse d'erreurs après un entraînement chronométré
Un carnet de pièges vaut mieux qu’un carnet de réponses.

Questions fréquentes

Où trouver des exemples de questions ?

Commencez par les ressources officielles de l’université, seules à garantir des formats conformes. Les exemples de cet article sont des illustrations originales, conçues pour montrer le mécanisme de chaque famille.

Les questions de mathématiques sont-elles difficiles ?

Techniquement, non : le niveau ne dépasse pas le lycée. Elles sont en revanche piégeuses, exploitant des automatismes de calcul erronés plutôt que des lacunes de programme.

Comment aborder la compréhension en anglais ?

En restant strictement fidèle au texte. La bonne réponse est presque toujours la plus prudente : une proposition qui affirme une cause ou généralise va généralement au-delà du passage.

Quel est le piège le plus fréquent sur les données ?

Confondre variation absolue et variation relative. Lisez la question avant le tableau pour identifier précisément ce qui est demandé.

Comment travailler la logique ?

Par élimination plutôt que par reconstruction. Écartez les propositions qui ajoutent une information absente de l’énoncé : la bonne réponse est souvent celle qui semble dire le moins.

Faut-il s’entraîner par matière ?

Au début oui, pour installer les méthodes. Ensuite non : entraînez l’alternance, puisque les questions se présentent dans un ordre aléatoire le jour du test.

Combien de temps consacrer à la préparation ?

Cela dépend de votre point de départ, mais la régularité prime sur le volume. Des séances courtes et quotidiennes construisent mieux les réflexes qu’une longue session hebdomadaire.

Les supports en ligne sont-ils fiables ?

Inégalement. La structure du test a évolué récemment et certains supports décrivent une version antérieure. Vérifiez qu’un support mentionne explicitement la session que vous visez avant de l’acheter.

Conclusion

Les quatre familles de questions du test reposent chacune sur un mécanisme identifiable : des mathématiques de lycée rendues piégeuses par la formulation, une compréhension de texte qui sanctionne toute interprétation excédant le passage, une lecture de données qui distingue variation absolue et relative, et une logique qui exploite la confusion entre implication et réciproque.

Ce sont ces mécanismes qu’il faut entraîner, et non des énoncés à mémoriser. Deux réflexes valent pour l’ensemble du test : sur la compréhension et la logique, la bonne réponse est presque toujours la plus prudente ; sur les données, lisez la question avant le tableau. Et entraînez l’alternance entre familles, puisque les questions se présentent dans un ordre aléatoire.

Sources

  • Università Bocconi, présentation du test d’admission et domaines évalués
  • Università Bocconi, ressources d’entraînement mises à disposition des candidats
  • Università Bocconi, procédure d’admission aux programmes de bachelor

Les énoncés présentés dans cet article sont des illustrations originales, conçues pour décrire le mécanisme de chaque famille de questions. Aucun énoncé officiel n’est reproduit. La structure du test ayant évolué, vérifiez le format de la session en cours sur le site officiel de l’université.

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